les 7 nains tireliens

(Les Nains iodlent : "O la la ou di, O la la ou di, ...")
(Grincheux joue l'accompagnement musical à l'aide d'une sorte d'orgues)

[Joyeux] J'adore danser, pirouetter,
Mais j'ai perdu l'équilibre
Depuis qu'aujourd'hui, je me suis lavé les pieds,
C'est terrible !

[Les Nains] Eh, Oh, l'air est idiot,
Ta chanson fait pitié,
Il faut être un peu marteau
Pour vouloir la chanter !

[Timide] - Chass ...
- Hummm ...
(Grâce à une saute d'humeur de Grincheux, Timide se décide enfin)
Chassant un odorant putois
Qui grimpait sur un arbre,
S'est défendu dans son émoi
Me parfumant la barbe !

[Les Nains] Eh, Oh, l'air est idiot,
Ta chanson fait pitié,
Il faut être un peu marteau
Pour vouloir la chanter !
(Les Nains iodlent alors que Blanche-Neige fait des vocalises)
(Solo de percussion de Simplet)

# Posté le lundi 11 décembre 2006 07:48

Modifié le jeudi 13 décembre 2007 07:34

hé ho hé ho

[Les 6 Nains] On pioche pic pac, pic pac, pic pac,
Dans la mine, le jour entier,
Piocher pic pac, pic pac, pic pac,
Notre jeu préféré.

Pas bien malins d'être riches enfin
Si l'on pioche pic pac
Dans la terre ou dans la roche,
Dans la mine, dans la mine...
Dans la mine, dans la mine...
Où un monde de diamants brille !

On pioche pic pac, pic pac, pic pac,
Du matin jusqu'au soir.
On pioche pic pac, pic pac, pic pac,
Tout ce que l'on peut voir.

On pioche les diamants par monceaux,
Et les sacs de rubis par quintaux,
Pour nous sans valeur sont ces trésors,
On pioche pic pac, pic pac.

(Les nains s'affairent dans la mine à extraire les pierres précieuses)
(Prof juge de la qualité et écarte les pierres sans valeur)
(Simplet ramasse les débris et les jette)
(L'horloge annonce la fin de la journée)

[Prof] Heigh-ho ...
[Les Nains dans la mine] Heigh-ho ...
[Les 7 Nains] Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho...

Heigh-ho, Heigh-ho, on rentre du boulot ! (sifflets)
(Prof jette un sac plein de pierres précieuses dans leur réserve)
Heigh-ho, Heigh-ho...
Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho, on rentre du boulot ! (sifflets)
(Simplet jette également un sac mais est entraîné par le poids)
Heigh-ho, Heigh-ho...
(Simplet ressort de la réserve dont il ferme consciencieusement la porte à clef, ... clé qu'il pend à un clou du chambranle)

(Sifflet)
(Musique)
Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho...
Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho, Ho !

Heigh-ho, Heigh-ho, on rentre du boulot ! (sifflets)
Heigh-ho, Heigh-ho...
Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho, on rentre du boulot ! (sifflets)
Heigh-ho, Heigh-ho...
Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho, on rentre du boulot ! (sifflets)
Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho,...
(Les Nains s'éloignent dans la forêt alors que le soleil se couche)
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# Posté le lundi 11 décembre 2006 07:49

Modifié le jeudi 13 décembre 2007 07:34

belle au village! bonjour bonjour!

(Belle sort de sa maison, un panier à la main, et se rend à pied au village)

[Belle] Ville sage, sur un petit nuage,
Où les jours se tiennent immobiles.
Où les gens, dès le matin, bavardent
De tout et de rien.

(Belle entre dans le village et est saluée par les villageois)

[Les Villageois] - Bonjour !
- Bonjour !
- Bonjour !
- Bonjour !
- Bonjour !

(Le Boulanger finit sa première tournée)

[Belle] Le boulanger porte son plateau bien garni
Du bon vieux pain de son fournil.
Depuis qu'on est arrivés,
Les gens me sont étrangers,
Dans les rues qui pleurent d'ennui.

[Le Boulanger] - Oh, bonjour Belle.
[Belle] - Bonjour Monsieur.
[Le Boulanger] - Où est-ce que tu vas ?
[Belle] - Chez mon ami le libraire.
- Je viens de terminer une merveilleuse histoire,
- A propos d'un ogre, du Roi, des haricots ...
[Le Boulanger] - Très intéressant ... Marie, les baguettes ! Et que çà saute !

[Les Villageois] La tête ailleurs et ce p'tit air audacieux
D'un chat sauvage sous une ombrelle.
Elle ne parle pas notre langage.
Elle est toujours dans les nuages.
(Belle monte sur le marchepied d'une charrette)
[Les Villageois] C'est bien vrai qu'elle est étrange, Mademoiselle Belle !

[Les Villageois] Bonjour !
Bonjour !
Salue la famille !
Bonjour !
Bonjour !
Embrasse ta femme!
Il m' faut six oeufs !
Tu veux nous ruiner !

[Belle] Je veux vivre autre chose que cette vie !

(Belle entre dans la librairie)

[Le Libraire] - Ah, Belle !
[Belle] - Bonjour ! Je rapporte le livre que je vous ai emprunté.
[Le Libraire] - Comment çà ? Déjà !
[Belle] - Oui ! Je l'ai dévoré en une nuit.
- Vous avez quelque chose d'autre ?
[Le Libraire] - Eh eh eh ...
- Depuis hier ? Non, hélas !
[Belle] - Ça ne fait rien, je prendrai ...
[Le Libraire] - Eh eh eh ...
[Belle] - ... celui-là !
[Le Libraire] - Celui-là ? Mais tu l'as déjà lu deux fois !
[Belle] - C'est mon préféré !
- J'aime les romans de capes et d'épées ...
[Le Libraire] - Eh eh eh ...
[Belle] - ... pleins de magie et de Princes ensorcelés
[Le Libraire] - Et bien, si tu l'aimes tellement, je t'en fait cadeau !
[Belle] - Mais monsieur ...
[Le Libraire] - J'insiste !
[Belle] - Oh! Merci, merci infiniment !

(Belle sort et se plonge dans le livre, indifférente à ce qui l'entoure)

[Les Villageois] La tête ailleurs avec des rêves plein les yeux,
On ne sait pas quoi penser d'elle.
Elle est toujours l'air absent
Ou plongée dans ses romans.
Quel mystère pour nous que cette Mademoiselle Belle !

(Belle s'assied sur le bord de la fontaine, un troupeau de mouton passe)
(Belle raconte l'histoire à deux moutons qui s'arrêtent près d'elle)
(L'un d'eux arrache un coin d'une page du livre et le mange)

[Belle] C'est le plus beau des romans
Et tout ce passage m'enchante, tu vois !
Elle rencontre le prince charmant
Mais elle ne l'apprend pas avant le chapitre trois !

(Belle se lève et retourne vers sa maison)

[Le Chapelier] Il faut bien dire qu' son nom
Lui va comme un gant
Car sa beauté est sans pareil.
[La cliente chauve] Mais sous son visage d'ange,
Elle est quand même très étrange.
C'est vrai qu'elle ne ressemble à personne.
Non, elle ne ressemble à personne.
[Les Villageois] Cette fille ne ressemble à personne,
C'est Belle !

(Gaston tue un canard d'un seul coup de feu, un garçon surnommé "le Fou" récupère l'oiseau abattu)

[Le Fou] - Ouah ! Tu ne rates jamais ta cible, Gaston !
- T' es le plus grand chasseur du monde !
[Gaston] - Le meilleur !
[Le Fou] - Aucune bête n'a la moindre chance de gagner contre toi !
- Ah ah !
- Aucune fille non plus d'ailleurs !
[Gaston] - Aucune, Le Fou, et j'ai jeté mon dévolu sur cette délicieuse enfant.
[Le Fou] - La fille de l'inventeur ?
[Gaston] - Exactement !
- C'est l'heureuse élue que je vais épouser.
[Le Fou] - Euh, mais ...
[Gaston] - La plus belle fille de la ville,
[Le Fou] - Sans doute mais ...
[Gaston] - La seule qui soit assez belle et qui a la chance d'être choisie par moi !
[Le Fou] - Oui, bien sûr ! Mais comment est-ce tu ... ?

(Gaston contemple le reflet de son visage dans le fond d'un plateau, admiratif)

[Gaston] A l'instant même où je l'ai vue, ingénue,
Je suis tombé amoureux d'elle.
Elle est la seule, ici-bas,
Que je trouve digne de moi.
Et je compte bien épouser cette demoiselle !

[3 Filles blondes] Il est divin, il est à frémir,
Monsieur Gaston, quel beau garçon.
Mon coeur s'emballe, je vais défaillir.
Y a qu' lui pour vous donner le grand frisson.

[Les Villageois] - Bonjour
[Gaston] - Pardon !
[Les Villageois] - Ça va ?
- Mais oui !
[Gaston] - Gardez votre poisson !
[Les Villageois] - Je veux des saucisses ...
- Une part ...
- Dix mètres ...
- ... de Brie ...
[Gaston] - Pardon !
[Les Villageois] - ... et bien servie.
[Gaston] - Vous permettez !
[Les Villageois] - Le pain ...
- Les soles ...
- ... est sec !
- ... sont vertes !
- Mettez vos lunettes !

[Belle] Je veux vivre autre chose que cette vie !
[Gaston] Je ferai, pour Belle, un excellent mari !

[Les Villageois] La tête ailleurs perdue dans son univers,
C'est une étrange demoiselle.
Elle est fantasque et bizarre.
Un fossé nous sépare.
(Belle reprend la direction de sa maison)
(Gaston, gêné par la foule, passe par les toits pour la suivre)
[Les Villageois] C'est vrai qu'elle ne ressemble à personne.
Non, elle ne ressemble à personne.
Cette fille ne ressemble à personne,
C'est Belle !

[Les Villageois] Bonjour!
Bonjour!
Bonjour!
Bonjour!
Bonjour!

(Gaston demande à Belle de s'intéresser plus à lui qu'à ses livres)
(Une explosion provenant de sa maison la force à se dépêcher)
(Belle retrouve Maurice, son père, rageant contre sa dernière invention)
(Belle aide son père à réparer, tout en lui demandant ce qu'il pense d'elle)
(La machine est réparée : c'est une machine automatique à couper les bûches)
(Maurice place la machine sur la charrette tirée par Philibert, leur cheval)
(Il part présenter son invention à la foire ou il espère remporter un prix)
(Il s'enfonce dans la forêt mais, alors que le soir tombe, il se perd)
(Attaqués par les loups, Maurice tombe de la charrette, Philibert s'enfuit)
(Maurice échappe aux loups en franchissant la grille du château de la Bête)
(Il pénètre dans le château mais le propriétaire des lieux l'enferme dans un cachot)
(Le Fou prépare une fête pour Gaston à l'occasion de sa demande en mariage)
(Gaston entre chez Belle, fait sa demande mais elle refuse et ouvre brusquement la porte)
(Emporté dans son élan, il tombe dans la mare en compagnie du cochon)
(Gaston est furieux et jure qu'elle cédera de toute façon)

[Belle] - Il est parti ?
- Vous vous rendez compte, me demander d'être sa femme ?
- Moi, devenir l'épouse de ce rustre, de ce primaire !
Madame GASTON, non mais quelle idée !
Madame GASTON, à aucun prix !
Çà non, jamais, je suis désolée,
Je veux vivre autre chose que cette vie !
(Belle court dans la forêt jusqu'au point de vue sur la vallée)
[Belle] Je veux m'envoler dans le bleu de l'espace,
Je veux tout ce que je n'ai pas :
Un ami qui me comprenne
Et des livres par centaines,
Sans m'occuper des gens qui jacassent.

(Philibert revient seul, tirant la charrette)
(Belle inquiète pour son père le dételle et repart dans la forêt)
(Elle arrive, de nuit, aux grilles du château où elle trouve le chapeau de son père)
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# Posté le lundi 11 décembre 2006 07:52

Modifié le jeudi 13 décembre 2007 07:20

bataille de neige avec belle

[Belle] Y'a quelque chose, dans son regard,
D'un peu fragile et de léger, comme un espoir.
(Les oiseaux ont peur de la Bête)
[Belle] Toi, mon ami, aux yeux de soie,
Tu as souri, mais hier encore je ne savais pas.
(Belle lui apprend les gestes lents et calmes)
(Les oiseaux viennent se poser sur lui)

[La Bête] Elle me regarde, je le sens bien,
Comme un oiseau, sur moi elle a posé sa main !
(Belle s'éloigne et l'observe de loin)
[La Bête] Je n'ose y croire, pourtant j'y crois,
Jamais encore elle n'avait eu ce regard-là.

[Belle] C'est le plus fou des romans,
Et toute cette histoire m'enchante, c'est vrai !
Il n'a rien d'un Prince Charmant,
(Belle lui jette une boule de neige)
[Belle] Mais aux pages du temps, mon coeur s'éveille en secret.

(Des fenêtres du château, leur bataille de boules de neige est observée)
[Lumière] Qui l'aurait cru ?
[Madame Samovar] C'est incongru !
[Big Ben] Qui l'aurait su ?
[Madame Samovar] Ah oui, mais qui ?
[Lumière] Qui pouvait croire que ces deux-là se seraient plus ?
[Madame Samovar] C'est insensé ...
(Le soir est tombé et Belle fait la lecture à la Bête, au coin du feu)
[Lumière, Madame Samovar et Big Ben] ... Attendons voir, ce qu' çà donnera,
Y'a quelque chose qui hier encore n'existait pas !
[Big Ben] Y'a quelque chose qui hier encore n'existait pas !
[Zip] - Quoi ?
[Madame Samovar] Y'a quelque chose qui hier encore n'existait pas !
[Zip] - Qu'est-ce que tu dis, Maman ?
[Madame Samovar] - Chuuut ... Ce sont des histoires de grandes personnes
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# Posté le lundi 11 décembre 2006 07:55

Modifié le jeudi 13 décembre 2007 07:40

le bal de la belle et la belle

[Madame Samovar] Histoire éternelle
Qu'on ne croit jamais,
De deux inconnus
Qu'un geste imprévu
Rapproche en secret.

(Repas aux chandelles)

[Madame Samovar] Et soudain se pose
(Un portemanteau joue du violon)
[Madame Samovar] Sur leurs coeurs en fête,
Un papillon rose,
(Belle entraîne la Bête dans la grande salle de bal)
[Madame Samovar] Un rien, pas grand chose,
Une fleur offerte.

(Belle montre à la Bête les rudiments de la valse)
(Ils valsent ensemble)

[Madame Samovar] Rien ne se ressemble.
Rien n'est plus pareil.
Mais comment savoir,
La peur envolée,
Que l'on s'est trompé ?

[Madame Samovar] Chanson éternelle,
Au refrain fané,
C'est vrai, c'est étrange,
De voir comme on change,
Sans même y penser.

(A travers la verrière, les étoiles scintillent dans la nuit)

[Madame Samovar] Tout comme les étoiles,
S'éteignent en cachette,
L'histoire éternelle
(La Bête jette un regard heureux vers Lumière et Big Ben)
(Les deux amis lui envoient des signes d'encouragement)
[Madame Samovar] Touche de son aile,
La Belle et la Bête.
(Lumière ordonne aux chandeliers de se limiter à une lumière tamisée)
[Madame Samovar] L'histoire éternelle
Touche de son aile,
La Belle et la Bête.

(Belle et la Bête sortent sur la terrasse)

[Madame Samovar] - Va vite dans ton placard, Zipounet ...
- Le marchand de sable est passé ...
(Elle embrasse son fils)
[Madame Samovar] - Bonne nuit ...
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# Posté le lundi 11 décembre 2006 08:04

Modifié le jeudi 13 décembre 2007 07:19